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Bien choisir son SSD

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Si vous vous apprêtez à choisir un SSD, certains détails risques forts de vous contrarier, surtout su vous n'êtes pas une personne avisée. La jungle des termes techniques n'aura rien pour vous rassurer, c'est pourquoi nous avons voulu défricher le terrain pour vous aider à y voir plus clair ! Alors que les disques à plateaux régnaient en maîtres sur le monde de l'informatique, ce dernier s'est vu sévèrement concurrencé par des versions dites à mémoire flash: les SSD (Solid State Drive). Visuellement, la confusion n'est pas permise ! Le disque dur standard est non seulement beaucoup plus volumineux, mais aussi beaucoup plus lourd. C'est la conséquence d'une technologie qui utilise un ou plusieurs plateaux, mais aussi des éléments en mouvement afin d'en assurer le fonctionnement. Côté SSD, c'est tout le contraire: ils sont très légers (quelques dizaines de grammes), ils n'ont pas de pièces en mouvements (ils sont faits de plusieurs puces mémoires).

Autres détails d'importance:

* Il ne chauffe quasiment pas, ce qui en fait un élément de choix que l'on aura tendance à privilégier pour les configurations mobiles telles que les portables, mais aussi les tablettes, les smartphones, etc.
* Il est nettement plus rapide (lecture / écriture) qu'un disque dur standard.
* Il consomme nettement moins d'énergie que son homologue à plateaux.
* Il ne fait pas ou quasiment pas de bruit alors qu'un disque standard va commencer à couiner avec le temps !

Toujours du SATA III



Les disques durs à plateaux utilisent en grande majorité une connectique SATA (SATA III), ainsi qu'une alimentation dédiée. Le fait d'avoir équipé les SSDs de ce type de connexion aura permis une démocratisation de ce format (en plus d'une baisse des prix qui fait de lui un produit aujourd'hui abordable pour le commun des mortels). Ici nous ne traiterons pas des formats plus «propriétaires» comme ceux que l'on peut trouver chez Apple et qui utilisent un connecteur PCI Express (le même que celui des cartes graphiques par exemple). Certes, les performances vont du simple à quasiment le double (environ 600 Mo /s pour du SATA III de dernière génération et plus d'1Go/s pour du PCI Express), mais côté tarif, c'est aussi le grand écart (mais je n'apprendrai rien aux fidèles clients de la pomme).

SLC, TLC, V-NAND, etc.

Une fois que vous aurez choisi le type d'interface dont vous aurez besoin (dans 99% des cas vous prendrez du SATA III), il vous faudra choisir parmi différents critères. Majoritairement, vous vous précipiterez sur les données relatives à la bande passante du SSD (vitesse de lecture/ écriture). Certes c'est un élément important, mais un autre "détail" est aussi à considérer: le type de mémoire utilisée. Il existe en effet plusieurs sortes de mémoires avec des propriétés pouvant varier énormément l'une de l'autre. On distingue 3 grandes familles que sont:

* La mémoire SLC NAND (Single Level Cell).
* La mémoire MLC NAND (Multi Level Cell).
* La mémoire TLC NAND (Triple Level Cell).



Toutes présentent des particularités qui leur sont propres. La SLC ne peut stocker qu'une seul bit tandis que la MLC peut en stocker plusieurs (en général 2). La TLC pour faire simple, c'est en fait de la MLC améliorée (d'ailleurs parfois vous aurez comme dénomination MLC X3, ce qui signifie qu'elle possède 3 niveaux de charge). Vous l'aurez compris, cette génération de mémoire est capable de stocker encore plus de Bits que les versions précédentes. Samsung (histoire de garder son leadership sur un marché devenu ultra concurrentiel) développa une autre génération de mémoire baptisée V-NAND (ou 3D V-NAND). Proposée au début en MLC, le fondeur coréen proposa des versions TLC de la V-NAND. L'avantage ? Stocker 3 bits de données dans chaque cellule et ainsi profiter d'une densité de stockage plus importante. De plus, ces mémoires permettent également de réduire de 30% la consommation d'énergie par rapport à la génération précédente.

Des débits sensiblement différents.

Côté performances, selon la marque et le type de mémoires utilisées, la bande passante aura tendance à varier sensiblement. On retrouve d'ailleurs assez fréquemment des débits allant de 480 Mo à 540 Mo/s en écriture, et de 500 à 540 Mo /s en lecture. Vous l'aurez compris, sur ce critère, tous les SSDs jouent plus ou moins dans la même cour.

Vous avez dit "IOPS" ?

Voila encore un terme qui laisse quasiment tout le monde «la bouche en cul de poule» ! Et pourtant il est tout aussi crucial que certains autres éléments clé. Alors détaillons un peu tout ça ! IOPS signifie «Input/ Output Operations Per Second». Autrement dit et dans la langue de Molière, ce terme désigne le nombre d'opérations d'entrée / sortie réalisées par seconde. Bien plus qu'une simple désignation technique, il s'agit en fait d'une unité de mesure fréquemment usitée en informatique. On l'utilise essentiellement lorsque l'on teste par exemple des SSDs, des disques durs, et je ne sais quoi d'autre encore. C'est grâce à ce critère (IOPS) que l'on pourra classifier le niveau de performances atteint par une unité de stockage comme un SSD.

4 éléments distincts peuvent vous être donnés sur une fiche technique:

«Random Read IOPS»: ici il s'agira du nombre d'opérations en mode lecture qui pourront être faites par seconde. «Random Write IOPS»: idem au paramètre précédent mais ici en mode lecture. Ici on utilisera de petits fichiers pour effectuer le test.

«Sequential Read IOPS»: ici il s'agira d'un nombre d'opérations moyen en mode séquentielle de lecture par seconde. Dans ce cas de figure on utilisera pour le test des fichiers de grandes tailles. "Sequential Write IOPS" est idem au paramètre précédent mais en mode séquentielle d'écriture.

Quand vous verrez ces informations, vous pourrez aisément déterminer les capacités d'un SSD car plus la valeur sera importante et plus les performances seront hautes.

L'endurance du SSD mise à l'épreuve !

Au même titre qu'un disque dur classique, et contrairement à ce que beaucoup de monde pense, les SSDs ne sont pas éternels. Ces derniers sont malheureusement vulnérables et souffrent d'une «usure» induite par le nombre de cycles d'écritures qu'il aura subit. Autre élément important et à prendre sérieusement en compte: les coupures de courant. En effet ces dernières peuvent avoir un incidence fatale sur votre SSD au point de le rendre irrécupérable. Alors n'hésitez pas à investir dans un onduleur pour vous éviter toute mésaventure.

Un autre paramètre bien souvent relayé dans les bas fonds d'une fiche technique concerne «le temps moyen entre pannes». Et oui cette valeur va vous permettre d'estimer le moment ou votre SSD pourrait montrer ses premiers signes de faibles voir tomber purement et simplement en carafe. Pour vous donner un exemple, j'ai repris celui d'un Samsung 850 Evo de 250Go. Ce dernier est donné pour un temps moyen entre pannes de 1500000 heures. Quand même de quoi voir venir ;-)

La fonction TRIM va ici nous permettre de préserver la durée de vie de nos SSDs mais aussi, de maintenir ces derniers à leur meilleur niveau de performances. Cette fonction reste donc indissociable mais aussi indispensable à nos ordinateurs.

Un SSD encore plus puissant ? C'est possible

Vous avez pour habitude certainement de manipuler des SSDs au format SATA, mais il faut savoir qu'entre autres, des versions PCI Express existent. Ces dernières se connectent sur un port PCIe standard de votre ordinateur et dialoguent directement avec la carte-mère. L'avantage de cette méthode ? Affoler les compteurs ! En effet vous pourrez dépasser allègrement la barre fatidique du Go /s (certains modèles culminent à 1,8 Go /s), là ou un disque SSD SATA standard n'atteindra que très péniblement les 600 Mo /s. Revers de la médaille, côté tarifs, ils vous coûteront substantiellement plus, mais pour des performances quasiment deux fois supérieures à un SSD standard.



Ceux qui ne bénéficieraient pas de port PCI Express, sachez que rien n'est perdu pour autant si vous avez besoin de faire parler la poudre ! Des solutions existent comme par exemple les boîtiers RAID. Vous pourrez par exemple agréger 2 disques ensembles et ainsi presque cumuler les bandes passantes pour atteindre des vitesses largement supérieures à un SSD lambda.

Le double effet marketing !

Les arguments en faveur d'une technologie telle que le thunderbolt par exemple ne sont pas futiles, mais il faut encore une fois raison garder. Pourquoi ? Et bien parce qu'il est crucial de privilégier une certaine cohérence quand à sa configuration matériels. Acheter un boîtier Thunderbolt 2 à plusieurs centaines d'Euros n'aurait pas de sens si c'est pour y installer un disque à plateaux. Même si le thunderbolt (version 2 et 3) est à ce jour la connectique la plus rapide qui soit, elle n'en est pas pour autant indispensable à nos ordinateurs. Dans bien des cas, un SSD dans un boîtier USB3 suffira largement à tirer la quintessence de ce dernier (maximum 600 Mo /s pour un SSD alors que le thunderbolt 2 peut par exemple gérer 10 Go /s dans les deux sens). Le seul intérêt du thunderbolt réside à mon sens dans le chaînage de plusieurs périphériques du même type. Dans cette hypothèse, le goulot d'étranglement qui pourrait faire patiner vos périphériques en serait grandement repoussé. De ce point de vue, et sur un même BUS, là ou les limites de plusieurs périphériques USB sont rapidement atteintes, le thunderbolt prend l'avantage.

Maintenant que vous en savez un peu plus sur les secrets cachés des fiches techniques des SSDs, vous êtes fin prêt(e) pour choisir le prochain qui viendra se greffer à votre ordinateur ;-)

Cet article a été publié dans le numéro 3 de Logic-Nation Magazine. Téléchargez gratuitement tous nos numéros en cliquant sur le lien suivant ICI.

  • Auteur: Oudini
  • Vidéo: Gratuite
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